26-07 - 31-07-2016

Actualités

Retour

L’île de Pâques prête pour les JMJ.

2015-06-16


En avril dernier le Comité d’Organisation des JMJ de Cracovie a accueilli rue Kanonicza une délégation quelque peu singulière. Ce sont en effet des habitants de l’île de Pâques, le père Bernardo Astudillo et sa mère (qui préparent les jeunes de l’île à venir en Pologne en 2016, ainsi qu’un chercheur polonais spécialisé dans la culture des Indiens d’Amérique du Sud, Zdzisław Jan Ryn. Le but de leur visite était de récolter le maximum d’informations pratiques sur la façon dont les jeunes doivent se préparer à ce séjour en Pologne et aux JMJ. Notre groupe, quant à lui, s’intéressait aux informations culturo-religieuses, de façon à avoir une idée plus claire sur les habitudes des habitants et de la place de l’Eglise dans l’île.

Grâce au magazine National Geographic, nous avions en mémoire l’image des 887 grandes figures taillées dans la roche volcanique appelés « Moai », mais rien de plus. C’est le plus célèbre achèvement des civilisations des habitants polynésiens de l’île. Après une discussion avec Zdzisław Jan Ryn et le curé de l’île, sont ressorties quelques informations clés.

L’île de Pâques, située au sud de l’Océan Pacifique, sa culture ainsi que le peuple Rapanui qui l’habite, attirent depuis 17 ans l’attention des scientifiques polonais : anthropologues, médecins, sociologues. Ces îles, qui depuis 1888 appartiennent au Chili, sont restées pendant 10 siècles totalement coupées du reste du monde, ce qui a eu une influence sur la culture, les coutumes et le tempérament très singuliers des habitants. L’ouverture progressive à la présence des chiliens sur l’île s’est effectuée assez difficilement (et des séquelles s’en font encore malheureusement sentir aujourd’hui), les deux peuples continuent d’apprendre à faire coexister leurs différents langages, besoins et coutumes.

Le père Bernardo Astudillo, curé de l’île de Pâques, coordonne le voyage de huit jeunes du peuple Rapanui en Pologne. D’un groupe initial de 20 personnes, sont restés les 8 plus déterminés. Interrogé sur leur tempérament, le curé a répondu : « ce qui caractérise ces jeunes, c’est leur spontanéité et leur joie. C’est dans cet état d’esprit qu’ils aborderont les Journées Mondiales de la Jeunesse, les liturgies. Les autochtones de l’île de Pâques sont extraordinairement doués musicalement, et ils expriment leurs émotions religieuses à travers le chant et la danse. »

Interrogé sur la place de l’Eglise sur l’île de Pâques, il répond : « il ne faut pas oublier que la chrétienté est apparue sur l’île il y a moins de 150 ans, et que durant les 50 premières années il n’y avait là-bas aucun prêtre permanent. Les premiers missionnaires provenaient de la congrégation du Sacré-Cœur de Jésus, qui après deux ans ont envoyé un prêtre qui ne resta que quatre ans. Après quoi l’évangélisation s’est interrompue, jusqu’en 1936. Depuis ce temps, et jusqu’à aujourd’hui, nous avons une église et un prêtre : moi-même ! (rire) »
________________________________________

Zdzisław Jan Ryn est un diplomate polonais, médecin psychiatre, professeur en médecine au Collegium Medicum de l’Université Jagellonne de Cracovie, ex-ambassadeur de Pologne en Argentine, en Bolivie et au Chili, alpiniste, grand voyageur, explorateur dans les Andes. Il a visité à neuf reprises l’île de Pâques, principalement comme chef de voyage d’exploration scientifique.


L’île de Pâques prête pour les JMJ.

En avril dernier le Comité d’Organisation des JMJ de Cracovie a accueilli rue Kanonicza une délégation quelque peu singulière. Ce sont en effet des habitants de l’île de Pâques, le père Bernardo Astudillo et sa mère (qui préparent les jeunes de l’île à venir en Pologne en 2016, ainsi qu’un chercheur polonais spécialisé dans la culture des Indiens d’Amérique du Sud, Zdzisław Jan Ryn. Le but de leur visite était de récolter le maximum d’informations pratiques sur la façon dont les jeunes doivent se préparer à ce séjour en Pologne et aux JMJ. Notre groupe, quant à lui, s’intéressait aux informations culturo-religieuses, de façon à avoir une idée plus claire sur les habitudes des habitants et de la place de l’Eglise dans l’île.
Grâce au magazine National Geographic, nous avions en mémoire l’image des 887 grandes figures taillées dans la roche volcanique appelés « Moai », mais rien de plus. C’est le plus célèbre achèvement des civilisations des habitants polynésiens de l’île. Après une discussion avec Zdzisław Jan Ryn et le curé de l’île, sont ressorties quelques informations clés.

L’île de Pâques, située au sud de l’Océan Pacifique, sa culture ainsi que le peuple Rapanui qui l’habite, attirent depuis 17 ans l’attention des scientifiques polonais : anthropologues, médecins, sociologues. Ces îles, qui depuis 1888 appartiennent au Chili, sont restées pendant 10 siècles totalement coupées du reste du monde, ce qui a eu une influence sur la culture, les coutumes et le tempérament très singuliers des habitants. L’ouverture progressive à la présence des chiliens sur l’île s’est effectuée assez difficilement (et des séquelles s’en font encore malheureusement sentir aujourd’hui), les deux peuples continuent d’apprendre à faire coexister leurs différents langages, besoins et coutumes.


Le père Bernardo Astudillo, curé de l’île de Pâques, coordonne le voyage de huit jeunes du peuple Rapanui en Pologne. D’un groupe initial de 20 personnes, sont restés les 8 plus déterminés. Interrogé sur leur tempérament, le curé a répondu : « ce qui caractérise ces jeunes, c’est leur spontanéité et leur joie. C’est dans cet état d’esprit qu’ils aborderont les Journées Mondiales de la Jeunesse, les liturgies. Les autochtones de l’île de Pâques sont extraordinairement doués musicalement, et ils expriment leurs émotions religieuses à travers le chant et la danse. »

Interrogé sur la place de l’Eglise sur l’île de Pâques, il répond : « il ne faut pas oublier que la chrétienté est apparue sur l’île il y a moins de 150 ans, et que durant les 50 premières années il n’y avait là-bas aucun prêtre permanent. Les premiers missionnaires provenaient de la congrégation du Sacré-Cœur de Jésus, qui après deux ans ont envoyé un prêtre qui ne resta que quatre ans. Après quoi l’évangélisation s’est interrompue, jusqu’en 1936. Depuis ce temps, et jusqu’à aujourd’hui, nous avons une église et un prêtre : moi-même ! (rire) »
________________________________________

Zdzisław Jan Ryn est un diplomate polonais, médecin psychiatre, professeur en médecine au Collegium Medicum de l’Université Jagellonne de Cracovie, ex-ambassadeur de Pologne en Argentine, en Bolivie et au Chili, alpiniste, grand voyageur, explorateur dans les Andes. Il a visité à neuf reprises l’île de Pâques, principalement comme chef de voyage d’exploration scientifique.

Cette page utilise des cookies. En restant sur cette page, vous acceptez l’utilisation de cookies.

Je suis d’accord.