26-07 - 31-07-2016

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Les Saints de la Miséricorde au Błonia

2016-07-28

Lors de la cérémonie d'accueil du pape François au Błonia, le 28 juillet les patrons de la Miséricorde seront exposés et se feront passer l'évangéliaire. Ces 10 saints et bienheureux martyrs ont été choisis par les internautes du monde entier.

Les patrons de la Miséricorde

On assimile souvent la Miséricorde à une compassion et à une aide désintéressée. À travers les Saints de la Miséricorde, on réalise que c'est bien plus que cela. Chacun de ces Saints et Bienheureux, dès son plus jeune âge, savait qu'il consacrerait sa vie à servir Dieu et son prochain.  Ce message de miséricorde est très important pour les jeunes, qui manquent parfois de courage et de détermination dans la défense de leur foi.

Sainte Agnès de Rome


Née à Rome sous le règne de César Dioclétien dans une famille noble chrétienne, elle a été élevée dans la foi. Elle n'était jamais attirée par les richesses qui l'entouraient. À dix ans, elle confia sa vie à Dieu et fit vœu de chasteté, en souhaitant pour toujours rester vierge.

Sainte Agnès se distinguait par sa beauté hors du commun. Elle attirait l'attention de bon nombre de fils de riches familles romaines. Un des prétendants décida de se venger du manque d'intérêt de la part de Sainte Agnès. Au début, la jeune fille fut forcée de renier à sa foi par la torture. Les signes qui accompagnèrent son martyre conduisirent à la conversion de plus de cent soixante païens. Elle fut ensuite envoyée dans une maison close pour qu'elle y perde sa virginité. En chemin, la jeune fille priait de façon si fervente, qu'en quelques instants son corps fut recouvert de poils. Dans la maison close, tous ceux qui s'approchaient d'elle devenaient aveugles. On ordonna alors de la brûler sur un bûcher, mais les flammes ne l'atteignirent pas. Finalement, elle fut tuée par un coup à la gorge, alors âgée de douze ans. Elle est toujours représentée accompagnée d'un petit agneau, symbole de pureté et d'innocence.

Sainte Hedwige, reine

Fille du roi de Hongrie, elle est née en 1374. Elle fut préparée dès son enfance à accomplir son rôle de reine. Souhaitant unir les destins de la Pologne chrétienne et de la Lituanie païenne, elle épousa à l'âge de vingt ans le prince lituanien Jagellon. Malgré la différence d'âge, la jeune reine se maria, et évangélisa avec zèle la Lituanie.

Une fois sur le trône de Pologne, elle fut toujours guidée par l'intérêt de la Nation. Elle gagna les cœurs du peuple par son extrême bonté. Elle ne se préoccupait pas des bijoux. Sans regrets, elle les distribuait aux pauvres et aux nécessiteux. Elle fonda des églises, des hôpitaux, et soutint financièrement l'Académie de Cracovie. Elle était fort ascétique et mystique, et se pliait à une discipline stricte. Elle mourut jeune.

Saint Dominique Savio


Dominique Savio est né le 2 avril 1842 à San Giovanni di Riva en Italie. Depuis son plus jeune âge il était attaché à Jésus et Marie. À cinq ans il devint servant de messe. La distance de l'église, le mauvais temps ne l'empêchaient pas de se consacrer à son service et à ses prières. Un jour, après s'être confessé et avoir communié, il écrivit un acte de consécration à la Vierge Marie, et le déposa sur l'autel. Il supplia que Jésus et Marie restent à jamais ses amis. Il préférait plutôt mourir que commettre par malheur le moindre péché.

Suivant le conseil de Don Bosco, le jeune homme était toujours joyeux, il remplissait bien ses tâches et aidait ses camarades. Il entreprit de nombreuses initiatives, par le catéchisme, pour aider ceux qui avaient des difficultés à avancer dans la foi. Il portait au plus profond de son cœur le désir d'être prêtre. Il ne put vivre cet instant, puisqu'il mourut à 15 ans de la tuberculose.


Sainte Marie Goretti


Sainte Marie Goretti est venue au monde en 1890 à Corinaldo en Italie. Elle provenait d'une famille pauvre, d'une très grande piété. A l'âge de dix ans, elle perdit son père. Sa mère la rassurait par ces paroles : «Courage, Dieu ne nous abandonnera pas !». Son seul désir était de faire sa Première Communion. Ne sachant ni lire ni écrire, elle ne put suivre les cours de catéchisme. Quand se présenta une occasion, elle profita des cours d'un curé et très rapidement réussit les examens lui permettant de faire sa Première Communion. Marie se distinguait par sa beauté. Elle éveilla l'intérêt d'un voisin, Alexandre, âgé de vingt ans. Celui-ci tenta plusieurs fois de l'entraîner vers le péché. À l'âge de onze ans, Alexandre l'attira dans un endroit isolé. Elle lutta longtemps contre son ravisseur qui, n'ayant pas obtenu satisfaction, lui porta quatorze coups de couteau. Marie mourut à l'hôpital après son opération. Sans cesse elle répétait : «Jésus, tu as souffert pour moi ; je t'en prie, aide-moi dans ma souffrance pour Toi». Juste avant de mourir, elle pardonna à son ravisseur. Aujourd'hui, elle est appelée la Sainte Agnès du XXe siècle.


Saint Kizito


Kizito est né à Bulumezi, dans l'actuel Ouganda. Dès son jeune âge, il entendit parler des missionnaires catholiques et s'intéressa à leurs activités. Il devint page à la cour royale, où il apprit le catéchisme.  La foi chrétienne devint rapidement pour lui la chose la plus importante. Il demanda à maintes reprises le baptême, qu'on ne voulait pas lui accorder, au prétexte qu'il était encore trop jeune et n’avait pas suffisamment pris connaissance des dogmes de la foi. On remarqua cependant ses qualités et son ardeur missionnaire. 

Lorsque les persécutions contre les missionnaires se multiplièrent, Kizito eut la possibilité de s'enfuir du palais mais ne le fit pas. Il n'arrêta pas de pleurer tant qu'il ne fut pas baptisé. Ayant atteint son but, il sentit que la mort était proche. Il fut condamné à être brûlé vivant. Ses dernières paroles furent : « Au revoir les amis. Nous sommes sur le bon chemin.». Saint Kizito, alors âgé d'à peine quatorze ans, est le plus jeune des 22 martyrs qui donnèrent leur vie pour la foi en 1886.


Bienheureux Pier-Giorgio Frassati


Fils d'un homme politique et d'une artiste, il grandit dans l'aisance, les ambitions de sa famille et l'élitisme (il naquit en 1901 à Turin, en Italie). L'amour parental et, surtout, la religion, manquaient dans son foyer. Enfant, il était extrêmement sentimental et émotif. A chaque instant, il était prêt à servir son prochain. Bien que ses actions éveillent le mépris et l'aversion de ses parents, il n'arrêta jamais d'éprouver à leur égard un amour profond, patient, dévoué. En choisissant son lycée, il prit en ligne de compte la possibilité de pouvoir communier chaque jour. Durant ses études, il s'engagea politiquement et socialement, négligeant souvent d'apprendre. Il évangélisait la jeunesse et les ouvriers. Par son charme, sa beauté, sa joie et ses talents d'orateur il attira à lui de nombreux jeunes. Il avait de nombreux projets et par sa détermination était prêt à atteindre l'inatteignable. Il mourut de manière inattendue à l'âge de vingt-quatre ans de la poliomyélite, contractée auprès d'un pauvre malade dont il s'était occupé.


Bienheureux Père Zbigniew Strzałkowski


Il vint au monde dans une localité des environs de Tarnów en Pologne. Il était considéré comme un élève assidu, discipliné et talentueux. Il projetait de devenir mécanicien, mais Dieu en décida autrement. Il entra au couvent des Franciscains et se prépara à être missionnaire. Au Pérou, il parvint à lier organisation hors-pair et caractère travailleur. Il prenait soin des malades, et guérissait leurs corps autant que leurs âmes. Travailler pour les nécessiteux lui donnait beaucoup de joie. Il reçut en 1991 une mort en martyr des mains de terroristes du Parti Communiste du Pérou, le «Sentier Lumineux».


Bienhereux Père Michał Tomaszek


Il était originaire de Łękawica près de Żywiec en Pologne. Il perdit tôt son père ; sa mère hérita donc de la charge de faire vivre sa famille. Il servait avec plaisir à la messe et prenait part à de nombreux pèlerinages. Après la fin de l'école primaire il continua ses études au Petit Séminaire des Pères Dominicains. Après avoir obtenu le brevet, il entra au Noviciat de l'Ordre des Franciscains conventuels. Il réalisait avec ardeur et enthousiasme son ministère auprès des jeunes.

Encore jeune, il décida de partir en mission dans la petite ville de Pariacoto au Pérou, où il touchait les jeunes par la musique et le chant. Malgré les menaces des terroristes il refusa de partir. Il fut fusillé avec le Père Zbigniew Strzałkowski en 1991. Ils sont considérés comme les premiers missionnaires polonais qui moururent en martyr.


Bienheureux Jose Sanchez del Rio



Il naquit au début du XXe siècle au Mexique. Sa famille n'était pas aisée, mais profondément croyante. Fréquentant une école catholique, il rencontra l'Association de la Jeunesse catholique mexicaine. Au Mexique s'intensifiaient les persécutions envers les chrétiens. On détruisait les Saints Sacrements et on organisait des bals dans les églises. Le petit José Sanchez del Rio était témoin de ces drames. Chaque jour il servait en tant que servant d'autel et récitait le rosaire, sa prière préférée. Désirant défendre la foi, il décida de rejoindre le mouvement de résistance armée les «Cristeros». À treize ans, il combattit sous la bannière de la Croix du Christ. Fait prisonnier, il fut torturé pour le forcer à renier le Christ. Avant sa mort il écrivit une lettre à ses parents dans laquelle il leur demandait de lui pardonner et de le bénir. Il préféra mourir plutôt que d'abjurer.


Sainte Thérèse de Lisieux


Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face est également connue comme la petite fleur. Elle naquit en 1873 à Alençon en France, dans une famille nombreuse. À quatre ans elle perdit sa mère. Suivant l'exemple de ses sœurs aînées, elle entra au couvent des Carmélites à Lisieux. Elle ressentit l'appel au service du Seigneur à l'âge de huit ans. Emue par l'image du Christ crucifié, elle ressentit le désir de sauver les âmes pécheresses. Elle voulait que sa vie devienne un acte d'amour parfait, et la souffrance lui donna la possibilité de l'approfondir. Elle commença les préparatifs pour devenir missionnaire. Ils furent interrompus par une maladie inattendue. Lors de son agonie, elle s'abandonna à Jésus, revivant avec lui sa Passion.


Lors de la cérémonie d'accueil les figures des Saints vont se transmettre l'évangéliaire. Après la lecture de l'Évangile, le Saint-Père s'adressera à la jeunesse rassemblée sur le Błonia pour qu'après la récitation du «Pater Noster» tout le monde se dirige vers la Rue Franciszkańska.


Paulina Małota
Traduction Théau, Renata et Witold

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